Cinéma
Cinéma

Le cinéma japonais est très riche.
Loin de moi la prétention de vous en retracer ici l'histoire :
pour cela, je vous conseille la page du cinéclub de Caen consacrée au cinéma japonais.
Je vous présente simplement quelques-un(e)s de mes cinéastes préféré(e)s.
Je pense pouvoir, lors de mon voyage, aller sur les traces de certain(e)s d'entre eux (elles).
J'y adjoins le cinéaste allemand Wim Wenders,
qui est allé à Tōkyō en 1983 tenter de saisir le monde de Yasujirō Ozu
et en a rapporté un très intéressant documentaire.
cinéastes d'animation
Le cinéma d'animation est très développé au Japon.
Voici quelques réalisateurs dont les productions me touchent.
Mizoguchi Kenji(1898 - 1956)
Les sœurs de Gion
祇園の姉妹, Gion no shimai
1936
Umekichi est geisha selon la tradition dans le quartier de Gion à Kyōto. Sa jeune sœur, Omocha, prône des méthodes plus modernes, dépourvues de toute compassion ou d’affectivité à l’égard des clients. Deux conceptions opposées, mais qui débouchent sur la même impasse. Omocha finit par accuser les hommes d’être responsables de la dégradation des femmes. Elle formule ce vœu : « Vienne un monde où l’on n’ait plus besoin de geishas ! »
Conte des chrysanthèmes tardifs
残菊物語,
1939
Un jeune acteur de kabuki, Kikugorō Onoe, remporte énormément de succès auprès des femmes, dû plus à son nom qu’à son talent, et la bonne société du Tōkyō de la fin du XIXe le loue hypocritement, car il est en réalité médiocre acteur. Seule Otoku, une servante de la maison, lui révèle honnêtement les manques de son jeu. Un sentiment amoureux naît chez les deux jeunes gens, car Otoku est la première personne à parler avec franchise et amitié à Kikugorō. Las, l’écart social qui existe entre eux rend cet amour impossible, et la servante est renvoyée. Kikugorō tente en vain de convaincre sa famille d’approuver leur mariage, mais devant le refus catégorique de son père, il se rebelle et décide de quitter la troupe familiale.
La vengeance des 47 rōnin
元禄 忠臣蔵, Genroku Chūshingura
1941-1942
Cette véritable histoire de samurai est de loin la plus connue du Japon et fut pendant des siècles un exemple de l’esprit du Bushido. Il s’agit d’une histoire sur l’injustice de l’assassinat d’un chef de clan, qui entraîna la vengeance patiemment calculée de ses 47 samurai subordonnés. Le centre de cette histoire réside dans le fait que ces 47 rōnin (samurai sans maître) réalisaient pleinement que leur plan de vengeance allait certainement entraîner leur mort. Le sens de l’honneur et du sacrifice de soi, afin d’atteindre le but ultime, devint par excellence une valeur durable .
La vie d’Oharu femme galante
西鶴一代女, Saikaku ichidai onna
1952
Une ancienne prostituée, O’Haru, se souvient… : jeune fille, elle était amoureuse d’un homme de caste inférieure qui, pour cette raison, a été exécuté. La famille de O’Haru a été exilée et la jeune femme, par un enchaînement de circonstances, est passée d’un homme à l’autre : d’abord concubine d’un prince dont l’épouse est stérile, elle est chassée dès qu’elle donne naissance à un enfant ; son père la vend alors comme courtisane…
Les contes de la lune vague après la pluie
雨月物語, Ugetsu monogatari
1953
Genjuro est un potier qui vit dans un petit village de campagne, Ōmi, au XVIe siècle. Un jour, il part vendre ses pots à la ville en compagnie de Tobei. Quand Genjuro revient à Ōmi, il a gagné beaucoup d’argent car la guerre avec l’armée Shibata fait monter les prix. Tobei, quant à lui, s’est engagé avec des samurai, mais il rentrera bien vite chez lui, humilié par de vrais guerriers. Genjuro veut augmenter sa productivité pour gagner encore plus d’argent. Il part pour la ville avec Tobei et la femme de celui-ci.
L’intendant Sanshō
山椒大夫, Sanshō dayū
1954
Le Japon du XIe siècle. Un gouverneur de province est exilé pour avoir défendu les paysans contre les autorités féodales. Quelques années plus tard, sa femme Tamaki, sa fille Anju et son fils Zushio sont kidnappés en cherchant à le rejoindre. Tamaki est déportée sur une île, alors que les enfants sont jetés dans un camp d’esclaves commandé par l’impitoyable intendant Sanshō.
Les amants crucifiés
近松物語, Chikamatsu monogatari
1954
Kyōto au XVIIIe siècle. Osan, l’épouse du grand imprimeur du Palais Impérial, demande à Mohei, l’employé préféré de son mari, de lui consentir un prêt pour aider sa famille. Mohei, qui aime en secret Osan, veut utiliser le sceau de l’imprimeur pour obtenir cet argent. Son projet frauduleux découvert, Mohei se dénonce à son patron.
Mais suite à un concours de circonstances, Osan est surprise aux côtés de Mohei. Compromise mais irréprochable, lassée des infidélités de son mari, Osan préfère quitter son foyer. Mohei fuit avec elle, et va être amené, malgré leur différence de classe, à lui déclarer son amour…
La rue de la honte
赤線 地帯, Akasen chitai
1956
La vie quotidienne de prostituées travaillant dans une maison de passes de Tōkyō à un moment où le gouvernement délibère sur l’adoption ou non d’une loi visant à interdire la prostitution au Japon
Ozu Yasujirō(1903 - 1963)
Né le 12 décembre 1903 à Tōkyō dans le quartier de Furukawa, Yasujirō Ozu part vivre très jeune à Matsuzaka près de Nagoya avec ses parents tous deux commerçants. C’est à 10 ans qu’il se prend de passion pour le Cinéma après la vision de Civilisation signé Thomas Ince. Dès lors, il se rend fréquemment à Nagoya pour y voir des films importés d’Occident, et découvre des cinéastes tels que Chaplin, Murnau ou Lubitsch.
En 1923, après avoir raté son concours pour l’Ecole Supérieure de commerce de Kōbe, il entre à la Shōchiku (« compagnie du Pin et du Bambou »). Il devient assistant caméraman, puis rapidement assistant réalisateur. Son premier film date de 1927 et s’intitule Le sabre de pénitence, un film historique.
A partir de 1928, les influences occidentales et le modèle américain sont très présents dans ses films d’avant-guerre. Il s’essaye au film noir, au film de gangsters, ainsi qu’aux comédies de mœurs comme par exemple avec J’ai été diplomé, mais… et La vie d’un employé de bureau en 1929.
Au fil des années, son style s’affine et devient de plus en plus nippon dans l’âme. S’investissant dans des films très populaires au Japon, les shomin-geki, qui content la vie des petits gens, sa manière de filmer et de conduire la narration s’éloigne peu à peu des pratiques occidentales (caméra basse à la hauteur d’un homme assis, décors traditionnels – tatamis, portes coulissantes – refus des mouvements d’appareils, des fondus, faux raccords). On retrouve ces caractéristiques dans Gosses de Tōkyō (1932) par exemple, filmé à hauteur d’enfant.
Jusqu’à 1936, Ozū réalise majoritairement des films sociaux avec une forte présence des enfants mais où l’on trouve aussi des films noirs et de gangsters. Ils ont pour thème la pauvreté, la misère.
Les films de l’après-guerre se passent, sauf exception, non plus chez les pauvres mais dans les classes moyennes. Lentement, imperceptiblement avec l’apparition tardive de la musique et de la parole, le style d’Ozu se transforme, les conflits s’amenuisent, le cinéma d’action se métamorphose en un cinéma d’état jusqu’a devenir dans les grands films, la vision, l’écoute de l’impermanence.
Le premier film parlant de Ozū date de 1936 : il s’agit de Fils unique.
Printemps tardif, en 1949 est à l’origine de sa réputation internationale jusqu’à nos jours. De 1949 à 1963, entouré presque toujours par la même équipe technique et artistique, il réalise treize films qui sont autant de démonstrations réussies d’une harmonie parfaite entre un propos humaniste et une mise en scène parfaitement nuancée. Les thèmes majeurs de ces films sont la nécessaire et douloureuse séparation des enfants et des parents, la thématique du couple et la transmission.
Le premier film en couleurs, Fleurs d’équinoxe, date de 1958. Dernier caprice en 1961 et Le goût du sake en 1962 concluent sa filmographie.
Sur sa tombe, située dans le cimetière du temple Engaku-ji de Kamakura, est gravé l’unique caractère chinois 無 (mu : l’impermanence)
Printemps tardif
晩春, Banshun
1949
Noriko est la seule fille de la famille Somiya à ne pas être mariée. Elle vit cependant heureuse avec son père mais ce dernier pense qu’il est grand temps pour elle de penser au mariage. Noriko est réticente à l’idée de laisser son père seul mais elle finit tout de même par accepter. Après un dernier séjour à Kyōto en compagnie de sa fille, le père finit par ressentir cette solitude que sa fille avait tant redoutée.
Voyage à Tōkyō
東京物語, Tōkyō monogatari
1953
C’est l’histoire d’un couple de retraités qui viennent à Tōkyō rendre visite à leurs enfants mais qui découvrent que ceux-ci sont trop absorbés dans leur quotidien pour leur consacrer beaucoup d’attention. Ozu utilise cette histoire pour décrire le début de la désintégration du système familial japonais.
Fleurs d’équinoxe (premier film en couleurs)
彼岸花, Higanbana
1958
L’homme d’affaires Hirayama se montre extrêmement réticent lorsqu’il apprend que sa fille Setsuko veut épouser un gendre qu’il n’avait pas envisagé. Elle organise le mariage sans son aide et c’est contre sa volonté qu’il y assiste. Le couple part ensuite pour Hiroshima. Poussé par ses amis, Hirayama surmonte ses convictions et va leur rendre visite.
Bonjour
お早う, Ohayō
1959
Minoru et Isamu vivent avec leurs parents dans la banlieue de Tōkyō. En rentrant de l’école, ils aiment à s’arrêter chez un voisin qui a la télévision pour regarder des matches de sumō. Leurs parents, mécontents, leur interdisent d’y retourner. Pour protester, Minoru et Isamu entament une grève de la parole, qui va provoquer par ricochet de nombreuses incompréhensions parmi les voisins.
Herbes flottantes
浮草, Ukigusai
1959
Une troupe de théâtre arrive dans un petit port du sud du Japon. L’acteur principal, Komajuro, a connu une aventure des années auparavant avec une femme de l’endroit, avec laquelle il a eu un fils, Kiyoshi. La maîtresse de Komajuro découvre son secret et envoie une actrice de la troupe, Kayo, séduire le jeune homme.
Fin d’automne
秋日和, Akibiyori
1960
Trois vieux amis, Taguchi, Mamiya et Hirayama, se réunissent lors d’une cérémonie en mémoire à leur ami Miwa, décédé il y a quelques années. Ils y retrouvent Akiko, la veuve du défunt dont ils étaient tous amoureux dans leur jeunesse, et sa fille, la jolie Ayako, en âge de se marier. Mamiya tente d’organiser une rencontre entre celle-ci et l’un de ses employés. Mais Ayako n’est pas pressée de trouver un mari, craignant de laisser sa mère toute seule. Les trois amis aidés de Yukiko, amie et collègue de la jeune fille, vont tenter de la convaincre…
Dernier caprice
小早川家の秋, Kohayagawa-ke no aki
1961
Monsieur Kohayagawa est un veuf qui dirige une brasserie. Il a trois filles. L’aînée, Akiko, est veuve, la seconde, Fumiko, est mariée à un des employés de la brasserie, et la dernière, Noriko, refuse tous les prétendants. Les affaires vont mal, il aimerait avoir moins de bouches à nourrir pour éviter de devoir vendre sa brasserie. En même temps, il mène une double vie…
Le goût du saké
秋刀魚の味, Sanma no aji
1962
Un père, veuf, cadre dans une entreprise industrielle vit avec sa fille et son dernier fils. Le soir, après le travail, il retrouve ses amis pour boire du saké dans un café où ils ont leurs habitudes. L’un d’eux lui propose un gendre pour sa fille. Il prend alors peu à peu conscience que sa fille est en âge de se marier et qu’il doit, au risque de se retrouver seul, libérer sa fille de son emprise paternelle.
Wim Wenders(1945 - )
Wim Wenders est un réalisateur, producteur, scénariste de cinéma et photographe allemand. Il est l’un des représentants majeurs du nouveau cinéma allemand des années 1960-70. Il travaille principalement aux États-Unis.
Parti à Tōkyō en 1983 pour explorer le monde de Yasujirō Ozu, qu’il avait découvert l’année 1966-1967 à Paris (où il fréquentait assidûment la Cinémathèque française), il réalise à son retour le documentaire Tokyo-ga (1985).
Ses films les plus connus sont L’ami américain (1977), Paris, Texas (1984), Les ailes du désir (1987).
Tokyo-ga
1985
Tokyo-ga est un documentaire tourné en 1983, monté en 1984. Le film est sorti en 1985.
Win Wenders sillonne Tōkyō sur les traces du réalisateur japonais Yasujirō Ozu. Il y rencontre son acteur fétiche Chishū Ryū (1904-1993) ainsi que son directeur de la photographie Yūharu Atsuta (1904-1993), avec qui il a eu une collaboration quasi-exclusive.
Les première et dernière séquences montrent des extraits du film Voyage à Tokyo (1953) de Yasujirō Ozu.
Naruse Mikio(1905 - 1969)
Né le 20 août 1905 à Tōkyō, Mikio Naruse est le dernier enfant d’une famille modeste. Son père, artisan brodeur, meurt en 1920. Il découvre dès son plus jeune âge la littérature japonaise. Il entre dans les studios de la Shōchiku à 15 ans comme accessoiriste, et y est six ans plus tard assistant-réalisateur.
En désaccord avec l’orientation de la Shōchiku, il la quitte en 1934 pour les studios qui deviendront la Tōhō en 1937. Son succès commercial et critique culmine, d’ailleurs, dans son premier grand film Ma femme, sois comme une rose (Tsuma yo bara no yo ni, 1935), qui gagne le prix Kinema Junpō et est le premier film japonais parlant à être distribué aux États-Unis.
Après la guerre, il décrit avec un certain pessimisme des histoires de familles déchirées, comme dans son chef-d’œuvre Nuages flottants en 1955.
Dans ses mélodrames d’après-guerre transparaît sa compassion pour ses héroïnes face à des hommes pleutres.
Dans les années 1960, son thème de prédilection reste le portrait de femmes dans Quand une femme monte l’escalier (1960), l’histoire d’une hôtesse de bar, ou dans Nuages épars en 1967, son dernier film.
Il meurt à Tōkyō le 2 juillet 1969.
Ma femme, sois comme une rose
妻よ薔薇のやうに, Tsuma yo bara no yo ni
1935
Kimiko est une jeune employée de bureau moderne et occidentalisée qui vit seule avec sa mère, une poétesse abandonnée des années plus tôt par son mari Shunsaku, parti vivre à la campagne avec une ancienne geisha Oyuki. Kimiyo est fiancée avec Seiji, un de ses collègues. Son oncle Shingo, qui lui apprend qu’en vue du mariage, le père du fiancé veut s’entretenir avec son père Shunsaku. Shingo enjoint sa nièce de le retrouver à la campagne et de le faire revenir à Tōkyō.
Nuages flottants
浮雲, ukigumo
1955
Hiver 1946. Une jeune femme, Yukiko Koda, comme plusieurs de ses compatriotes, rentre dans un Japon anéanti par la guerre et moralement affecté par la défaite. Elle a passé plusieurs années à Dalat en Indochine comme secrétaire du ministère de l’Agriculture et des Forêts et cherche à revoir Tomioka, un collègue avec qui elle a vécu là-bas une ardente passion. Celui-ci avait fait le serment de l’épouser. Lorsqu’elle le retrouve, elle avoue sa tristesse et sa déception de le voir distant et maussade et craint qu’il veuille l’abandonner et renier sa promesse.
Nuages épars
乱れ雲, Midaregumo
1967
Yumiko Eda et son mari Hiroshi se préparent à partir vivre aux Etats-Unis. Dans quelques mois, la jeune femme enceinte donnera naissance à leur premier enfant. Mais Hiroshi, renversé par une voiture, meurt subitement. Rongé par le remords, Shiro Mishima, le responsable de l’accident, décide de verser une pension à la jeune veuve et de maintenir le contact avec elle…
Kurosawa Akira(1910 -1998)
Akira Kurosawa naît en 1910 dans le quartier d’Ōmori à Tokyo. Son père Isamu, descendant d’une famille de samurai de la préfecture d’Akita, est directeur de l’école secondaire de l’Institut d’Éducation Physique de l’Armée, tandis que sa mère vient d’une famille de marchands d’Ōsaka.
En plus de promouvoir l’exercice physique, son père considère la culture occidentale – et plus particulièrement le cinéma et le théâtre – comme un point essentiel de l’éducation : le jeune Akira découvre alors le cinéma à l’âge de six ans.
En février 1936, à l’âge de 25 ans, Kurosawa entre au studio de cinéma Photo Chemical Laboratories qui deviendra par la suite le studio Tōhō.
Après quelques année en tant qu’assistant-réalisateur, Kurosawa réalise son premier film, La Légende du grand judo (Sugata Sanshirō, 1943). Le film étant jugé trop « anglo-saxon », 18 minutes de la version initiale sont censurées.
Pendant la guerre, il réalise plusieurs films de propagande.
Au lendemain de la guerre, Kurosawa s’inspire des idéaux démocratiques de l’occupation. Jusqu’à 1949, ses films reçoivent un accueil critique partagé, même si certains sont des succès au box-office.
Le 10 septembre 1951, Rashōmon reçoit le Lion d’or du festival de Venise et Kurosawa acquiert une reconnaissance internationale. En 1954, Les Sept Samouraïs (shichinin no samurai) est un énorme succès au Japon, puis dans le monde entier.
Dans les films suivants, le travail de Kurosawa est de plus en plus sombre et pessimiste, et le réalisateur aborde les questions de la rédemption. Kurosawa, qui s’aperçoit de ces changements, décide délibérément de retourner à des films plus légers et divertissants.
Après un passage peu concluant à Hollywood (1966-1968), suit une décennie difficile : Dodes’kaden (1970) rencontre un accueil limité ; cependant Dersou Ouzala reçoit l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1975.
Deux grandes épopées suivront : Kagemusha (1980) , Palme d’Or au festival de Cannes 1980, et Ran (1985), qui auront toutes les deux un immense succès international.
Ses derniers travaux rencontreront beaucoup moins de succès.
Akira Kurosawa meurt le 6 septembre 1998 d’une attaque cérébrale à Setagaya (Tōkyō).
Rashōmon
羅生門, la porte de Rashō
1950
Dans le Japon médiéval, quatre personnes présentent des versions très différentes d’un même crime. Deux des récits sont fournis par l’assassin et le fantôme du défunt (convoqué par un chaman).
Les sept samouraïs
七人の侍, Shichinin no samurai
1954
Dans un Japon médiéval ravagé par des guerres civiles, les paysans sont fréquemment opprimés par des brigands qui les rançonnent. Une troupe de bandits à cheval s’apprête à attaquer un village mais décide de reporter l’attaque en attendant la prochaine récolte. Un des paysans a surpris la discussion et court aussitôt avertir les autres villageois. Ces derniers sont effondrés, à l’exception de Rikichi, qui essaie de trouver une solution. Ils finissent par consulter Gisaku, l’Ancien du village, qui, à la surprise de tous, rejoint l’avis de Rikichi et conseille d’engager des samouraïs pour défendre le village.
Le château de l’araignée
蜘蛛巣城, Kumo no sujō
1957
Alors qu’ils traversent une forêt après une bataille, les généraux Washizu et Miki rencontrent un esprit. Celui-ci prédit que Washizu deviendra seigneur du château de l’araignée, mais que ce seront les descendants de Miki qui lui succéderont.
Mise dans la confidence, la femme de Washizu va influencer son mari pour que la prophétie se réalise seulement à l’avantage de celui-ci.
Dodes’kaden
どですかでん, Dodesukaden
1970
Le film conte la vie de marginaux autour d’un bidonville. On suivra Rokuchan, jeune garçon se prenant pour un machiniste de tramway, dans les bas-fonds de la ville où il rencontrera bon nombre de personnalités avec leurs problèmes. Folie, pauvreté, inceste sont autant de thèmes que Kurosawa abordera dans un film très expérimental.
Dersou Ouzala
デルス·ウザーラ, Derusu uzāra
1975
Au cours d’une expédition topographique durant l’été 1902, le jeune Arseniev rencontre Dersou Ouzala, un chasseur golde qui vit du commerce des peaux de zibelines et connaît très bien la taïga. Sous l’impulsion d’Arseniev, le détachement de soldats finit par adopter le vieil homme aux yeux bridés, qui vit depuis des années dans la forêt depuis la mort de sa femme et son fils emportés par une épidémie de variole. Dersou devient le guide de l’expédition et se prend d’amitié pour Arseniev.
Kagemusha, l’ombre du guerrier
影武者, Kagemusha
1980
Au XVIe siècle, le Japon est en proie à des guerres incessantes entre les clans. Le clan Takeda fait partie des plus puissants. Son chef charismatique, Takeda Shingen, est mortellement blessé avant de parvenir à prendre Kyōto et de s’emparer ainsi de tout le pays. Pour protéger le clan, il ordonne alors à ses vassaux de dissimuler sa mort pendant une durée de trois ans.
Son frère met la main sur un sosie parfait. Mais celui-ci n’a pas l’étoffe de Shingen et chacun s’inquiète de le voir démasqué. Lui, qui n’est qu’un voleur sans envergure, devra braver les intrigues, tromper l’entourage de Shingen et défendre le territoire des Takeda.
Ran
乱, Ran
1985
Au XVIe siècle, dans un Japon ravagé par la guerre, le vieux daimyō Hidetora Ichimonji décide de partager son fief entre ses trois fils pour finir ses jours heureux et en paix. Mais les dissensions entre les trois frères plongent rapidement leurs familles, leurs foyers et la région dans le chaos.
Shindō Kaneto(1872 - 1896)
Kaneto Shindō est né le 22 avril 1912 à Hiroshima.
D’abord entré comme assistant décorateur à la Shōchiku en 1934, il devient par la suite scénariste en 1949. Il passe derrière la caméra, comme réalisateur, en 1950, au sein des studios de la Kindai Eiga Kyokai (Société de cinéma moderne japonaise).
Alors que la société de production est au bord de la faillite, il connaît un très large succès international avec L’Ile nue, grand prix du festival de Moscou en 1961. Ceci relance sa carrière. Il tournera une trentaine de films jusqu’à 2010.
Il est mort le 29 mai 2012 à Tōkyō.
L’île nue
裸の島, Hadaka no shima
1960
La vie d’une famille de pêcheurs sur une île minuscule de l’archipel de Setonaikai. Plusieurs fois par jour, ils se rendent en barque sur l’île voisine pour y puiser de l’eau afin d’irriguer leurs misérables champs.
Un jour, l’aîné tombe malade, son père cherche désespérément un médecin. Celui-ci arrive trop tard… Dans un accès de rage, la mère décide de se révolter contre le sort qui les accable.
Le film ne possède aucun dialogue et n’est ponctué que par le retour lancinant du thème musical et du bruit de la rame dans l’eau.
Imamura Shōhei(1926 - 2006)
Shōhei Imamura est né le 15 septembre 1926 à Tōkyō.
Associé à la Nouvelle vague japonaise au même titre que Nagisa Oshima et Kiju Yoshida, il est découvert en France au début des années 1960 avec La Femme insecte (1963). Son style se démarque des productions nippones majoritaires. Baroque et provocante, son œuvre dénote une critique sociale radicale et se caractérise par des recherches plastiques et dramaturgiques singulières, mêlant fantaisie, symbolisme et documentaire. Elle épouse souvent le point de vue de marginaux ou du bas de la société et propose une quête esthétique et philosophique dans l’exploration de l’atrocité, de l’horreur historique et de la répugnance animale ou humaine.
Imamura a reçu deux Palmes d’or au Festival de Cannes : la première en 1983 pour La Ballade de Narayama et la seconde en 1997 pour L’Anguille.
Il est mort à Tōkyō le 30 mai 2006.
La femme insecte
にっぽん昆虫記, Nippon konchūki
1963
Le film suit le parcours d’une femme, Tome, pendant une quarantaine d’années. Tome est originaire d’une province rurale du Nord du Japon – Tōhoku. Elle se rend à Tōkyō pour essayer de se sortir de la misère. Elle devient prostituée puis maquerelle, mais, arrêtée par la police, elle revient finalement à sa situation et à son point de départ.
La ballade de Narayama
楢山節考, Narayama bushikō
1983
L’action se déroule au Japon, dans un village pauvre et isolé vers 1860 dans les hauteurs du Shinshū. La coutume ubasute veut que les habitants arrivant à l’âge de 70 ans s’en aillent mourir volontairement au sommet de Narayama, « la montagne aux chênes », aidés par leur fils aîné. C’est là que se rassemblent les âmes des morts.
Orin-yan, mère de Tatsuhei, a 69 ans et possède encore toutes ses dents, mais elle est résignée à préparer son départ vers la mort. Elle va passer une année à mettre de l’ordre dans les affaires de famille : trouver et former une bru pour son fils aîné, veuf et père de trois enfants, qui puisse tenir le ménage à sa place, assurer le dépucelage de son benjamin Risuke, marier son petit-fils Kesakichi, mais punir la belle-famille de celui-ci qui pille les réserves des voisins.
L’anguille
うなぎ, Unagi
1997
Yamashita assassine sa femme adultère de plusieurs coups de couteau. Huit ans plus tard, on lui accorde la liberté conditionnelle. Il a dans l’idée d’ouvrir un salon de coiffure, dans un coin perdu de la région de Tōkyō. Retapant une ancienne bâtisse de ses propres mains, Yamashita parvient à donner corps à son but, et le salon ouvre rapidement. Peu de temps après, il va, complètement par hasard, sauver la vie d’une jeune femme après une tentative de suicide. Celle-ci va bientôt lui demander de travailler à ses côtés…
Gosha Hideo(1872 - 1896)
Hideo Gosha est né le 26 février 1929 et mort le 30 août 1992.
Il est notamment reconnu pour ses films de chanbara (films de sabre) et de yakuza (la mafia japonaise).
Avec Tōkyō Bordello, il aborde un sujet plus sombre et plus grinçant : la vie des courtisanes dans le quartier des plaisirs de Tōkyō, Yoshiwara. Ce sera son dernier succès au box-office.
Tōkyō Bordello
吉原炎上, Yoshiwara enjō
1987
Vendue par son père à un proxénète, Hisano se retrouve à Yoshiwara, le quartier des plaisirs de Tōkyō, pour y apprendre à être courtisane. Elle va être formée par 3 oiran (courtisanes de haut rang) avant de le devenir elle-même.
Le film est une bonne reconstitution du Yoshiwara du début du XXe siècle, juste avant le grand incendie de 1913 qui détruisit complètement ce quartier.
Ōshima Nagisa(1932 - 2013)
Né le 31 mars 1932 à Kyōto, Nagisa Ōshima passe sa jeunesse auprès de sa sœur cadette et de sa mère, qui les élève seule après le décès de son époux en 1938.
D’abord assistant-réalisateur à la Shōchiku, il tourne son premier film, Une ville d’amour et d’espoir , en 1959. Suivront Contes cruels de la jeunesse (qui sort en salle au moment où des étudiants et des travailleurs encerclent la Diète pour protester contre la ratification du traité de sécurité américano-japonais) et l’Enterrement du soleil (1960).
Grâce à un style et des sujets qui amènent un vent de fraîcheur et de renouveau, ces films lui permettent de s’inscrire comme l’un des chefs de file de la « nouvelle vague » de la Shōchiku.
En 1960, son film Nuit et brouillard du Japon fait scandale en traitant du renouvellement du traité américano-japonais de 1960, de ses nombreux impacts politiques et des événements violents qui en découlèrent.Tourné presque à l’insu de la compagnie Shōchiku, celle-ci le retirera de l’affiche après quatre jours. C’est à la suite de ces événements qu’Ōshima quittera cette société pour se lancer dans la production indépendante
À sa sortie, en 1976, le film L’empire des sens fait scandale et est censuré par les autorités japonaises. Mais grâce au producteur Anatole Dauman, il est présenté au Festival de Cannes 1976, lors de la Quinzaine des réalisateurs, puis est distribué dans le monde entier où il obtient un très grand succès.
En 1999, l’année de sortie de son dernier film, Tabou (Gohatto), Oshima affirme mettre fin à sa carrière pour cause de paralysie. Hospitalisé en 2012, il meurt d’une infection pulmonaire dans la banlieue de Tōkyō, à l’hôpital de Fujisawa, le 15 janvier 2013.
Contes cruels de la jeunesse
青春残酷物語, Seishun zankoku monogatari
1960
La jeune Makoto est tirée des griffes d’un homme qui l’avait prise en stop par l’étudiant Kiyoshi, qui le frappe et le dépouille. Elle devient amoureuse du jeune homme après qu’il l’a forcée. Ils vivent de rackets en répétant le scénario de leur rencontre : il suit la voiture à moto, prêt à intervenir. Il s’emploie par ailleurs comme gigolo. Makoto ignore les remontrances de sa sœur aînée, qui a eu une éducation rigoureuse. La mère est morte et le père laisse faire. Makoto vit avec Kiyoshi. Elle tombe enceinte, il faut avorter, et pour cela trouver encore de l’argent…
Nuit et brouillard au Japon
日本の夜と霧, Nihon no yoru to kiri
1960
1960. On célèbre le mariage de deux jeunes étudiants ayant participé aux événements politiques de la même année. Pour le professeur Udagawa, ce mariage est le symbole d’une réconciliation entre les générations dans le pays, réconciliation ayant déjà débuté par le changement de ligne du Parti communiste japonais. Une partie des étudiants ne semble cependant pas l’entendre de cette oreille. À l’arrivée d’un invité inattendu, accusant ce mariage de trahir la lutte des étudiants, les langues se délient, les tendances s’affirment, les blessures du passé refont surface.
L’empire des sens
愛のコリーダ, Ai no korīda
1976
1936, dans les quartiers bourgeois de Tōkyō. Sada Abe, ancienne prostituée devenue domestique, aime épier les ébats amoureux de ses maîtres et soulager de temps à autre les vieillards vicieux. Son patron Kichizo, bien que marié, va bientôt manifester son attirance pour elle et va l’entraîner dans une escalade érotique qui ne connaîtra plus de bornes.
Furyo
戦場のメリークリスマス, Senjō no merī kurisumasu
1983
Le film raconte les relations interpersonnelles et les différences culturelles entre quatre hommes dans un camp de prisonniers japonais à Java durant la Seconde Guerre mondiale en 1942. Dans ce camp s’entassent plusieurs centaines de soldats anglais, australiens, néo-zélandais et néerlandais. Ils sont des furyo (terme japonais pour « prisonnier de guerre »).
Intransigeant, le capitaine Yonoi impose à tous une discipline de fer. Respectant les codes du samouraï, il méprise les prisonniers qui préfèrent la captivité au suicide à l’inverse de la culture japonaise. La tension entre les deux communautés s’accentue avec l’arrivée d’un nouveau prisonnier britannique, le major Jack Celliers, qui refuse de se soumettre…
Kurosawa Kiyoshi(1955 - )
Kiyoshi Kurosawa est né le 19 juillet 1955 à Kōbe. Il est considéré comme l’un des artistes marquants du renouveau du cinéma japonais.
Après des débuts difficiles et conflictuels avec sa maison de production Nikkatsu, âgé de trente ans, il retourne à l’université en tant que professeur et influencera à son tour de futurs cinéastes japonais.
En 1989, il tourne un film important pour lui : Sweet Home, un thriller fantastique situé dans une maison hantée, oscillant entre La Maison du diable et Poltergeist. Bien qu’il n’ait pas obtenu d’exercer un contrôle total sur le film, Kurosawa, de cinéaste proscrit, devient réalisateur à part entière. Au début des années 1990, il tourne de nouveau, mais pour la télévision.
C’est Cure, réalisé en 1997, qui promeut le cinéaste. Sa réputation devient occidentale, avec des projections remarquées dans de nombreux festivals, puis avec la sortie française du film en novembre 1999. Charisma et Kaïro sortiront peu de temps après, et seront des succès. Le réalisateur est loué par la presse. En 2003, son Jellyfish est présenté en compétition officielle au Festival de Cannes, et en 2006 Jim Sonzero réalise Pulse, un remake de Kaïro.
Vers l’autre rive obtient en 2015 le prix de la mise en scène au festival de Cannes, dans la section Un certain regard.
Tōkyō sonata
<トウキョウソナタ, Tōkyō sonata
2008
L’histoire d’une famille tokyoïte normale appartenant à la classe moyenne. Le père, Ryuhei Sasaki, est un directeur administratif dévoué à son travail. Son épouse, Megumi, s’occupe de la maison et de l’éducation de leurs deux enfants. Apparemment, tout est normal. Mais Ryuhei perd son emploi de manière inattendue car son employeur préfère embaucher des employés chinois moins coûteux. Il décide de garder la nouvelle cachée à sa famille et, tout en cherchant un nouvel emploi, commence son voyage solitaire dans le monde du chômage : il découvre ici de nombreux autres hommes qui, comme lui, se sont retrouvés sans travail et cachent leur nouvelle condition à leur famille.
Vers l’autre rive
岸辺の旅, Kishibe no tabi
2015
Mizuki, veuve depuis trois ans, vit seule en donnant des cours de piano aux enfants. Un soir, son mari revient à la maison. Il lui annonce que son corps a bien disparu en mer, mangé par les crabes, mais que depuis il a parcouru le Japon et sympathisé avec des vivants et d’autres personnes « comme lui ». Il demande à Mizuki de l’accompagner pour découvrir tout ce qu’il a fait et vu…
Kore-eda Hirokazu(1962 - )
Hirokazu Kore-eda est né le 6 juin 1962 à Tōkyō.
Il est notamment réputé pour son approche novatrice, non spectaculaire et quasiment documentaire du cinéma de fiction (trait commun à une série de jeunes réalisateurs japonais).
Son cinéma, fait de chroniques familiales, affronte avec une grande douceur, le deuil, le mensonge, l’abandon, la culpabilité, la difficulté d’être parents, la solidarité des enfants. Par sa délicatesse, ses sentiments pudiques et ses qualités de mise en scène, Kore-eda est comparé à Ozu ou à Tchekov.
Sept de ses films ont été sélectionnés au Festival de Cannes : Distance en 2001 (en compétition officielle), Nobody Knows en 2004 (en compétition officielle), Air Doll en 2009 (dans la section Un certain regard), Tel père, tel fils en 2013 (en compétition officielle, obtient le prix du Jury), Notre petite sœur en 2015 (en compétition officielle), Après la tempête en 2016 (dans la section Un certain regard). Enfin, il remporte la Palme d’or en 2018 pour Une affaire de famille.
Nobody knows
誰も知らない, Dare mo shiranai
2004
Quatre enfants vivent paisiblement avec leur mère dans un petit appartement à Tokyo. Ils sont tous de pères différents et ne sont jamais allés à l’école. Le propriétaire ignore même l’existence de trois d’entre eux.
Un jour, leur mère disparaît en laissant un peu d’argent et un mot à l’attention de l’aîné pour qu’il s’occupe de ses frères et sœurs. Ainsi commence une nouvelle vie pour ces quatre enfants livrés à eux-mêmes, une vie que « Nobody knows ».
Still walking
歩いても 歩いても, Aruitemo aruitemo
2008
Comme tous les ans depuis quinze ans, la famille Yokoyama se réunit en mémoire du fils aîné, Jumpei, décédé en sauvant un enfant de la noyade. C’est l’occasion de ressasser, en toute convivialité, les souvenirs, les non-dits et les éternelles rancœurs…
Tel père, tel fils
そして父になる, Soshite chichi ni naru
2013
Un architecte et sa femme apprennent que leur fils de six ans a été interverti avec un autre à la naissance. L’hôpital leur fait rencontrer la famille de leur enfant biologique, d’un milieu plus modeste. Un nouvel échange des deux enfants s’impose peu à peu aux deux familles, non sans poser de nombreux problèmes qui remettent en cause pour les pères et les mères leurs idées reçues.
Notre petite sœur
海街 diary, Umimachi Diary
2015
Trois sœurs, Sachi, Yoshino et Chika, vivent ensemble à Kamakura. Par devoir, elles se rendent à l’enterrement de leur père, qui les avait abandonnées une quinzaine d’années auparavant. Elles font alors la connaissance de leur demi-sœur, Suzu, âgée de 14 ans. D’un commun accord, les jeunes femmes décident d’accueillir l’orpheline dans la grande maison familiale…
Après la tempête
海よりもまだ深く, Umi yori mo mada fukaku
2016
Ryōta, auteur d’un roman à succès, est détective privé pour subvenir à ses besoins et pour payer la pension alimentaire de son fils de onze ans. Il s’efforce de trouver de l’argent en jouant à la loterie et en pariant sur les courses cyclistes. Lors d’un typhon annoncé sur la ville, il est coincé dans l’appartement de sa mère, avec son ex-femme et son fils. Ils vont tenter de se reconnecter.
Une affaire de famille
万引き家族, Manbiki kazoku
2018
Les Shibata, famille pauvre qui vit grâce à la débrouille, recueillent une petite fille dans la rue.
Hatsue, la vieille dame qui les héberge, perçoit une petite retraite. Osamu travaille en indépendant sur un chantier de construction, se blesse sans pouvoir prétendre à des indemnités. Nobuyo travaille dans une blanchisserie, subit une compression de personnel. Aki est une adolescente qui a quitté ses parents et vit de ses charmes, en cabine privative de peep show. Shota, le jeune garçon, a été trouvé dans une voiture. Et Juri/Yuri, la petite fille, a manifestement été battue et délaissée par ses parents, depuis que sa grand-mère est morte. Tout ce chaos forme une famille, parce que chacun de ses membres l’a choisi. Osamu et Shota volent à l’étalage. Et Yuri, devenue Rin, est initiée, alors que Shota commence à s’interroger…
Kawase Naomi(1969 - )
Naomi Kawase est née le 30 mai 1969 à Nara. Abandonnée par ses parents, la jeune Naomi est élevée par sa grand-tante et son grand-oncle (cette famille adoptive sera le sujet de ses premiers documentaires). Elle étudie la photographie à l’école des arts visuels d’Ōsaka, dont elle obtient le diplôme en 1989, après avoir réalisé quelques courts-métrages expérimentaux. Elle enseigne dans cette école pendant quatre ans.
Les premiers films de Naomi Kawase sont rapidement primés, d’abord au Japon, puis en Europe, où Suzaku, son premier long-métrage, obtient en 1997 la Caméra d’or au festival de Cannes.
Plusieurs de ses films sont sélectionnés au festival de Cannes et elle remporte le Grand prix lors du festival 2007 pour son film La Forêt de Mogari.
Still the water (2014) et Les délices de Tōkyō (2015) obtiennent un grand succès.
Suzaku
萌の朱雀, Moe no suzaku
1997
Dans un village reculé, Kozo vit avec sa mère Sachiko, sa femme Yasuyo, son neveu Eisuke et sa fille Michiru. Un drame va venir frapper cette famille.
Shara
沙羅双樹, Sharasojyu
2004
Dans la ville de Nara au Japon, le jour de la fête du Bodhisattva Jizo, des jumeaux, Kei et Shun, courent dans les ruelles lorsque, soudain, l’un d’eux disparaît mystérieusement…
La forêt de Mogari
殯の森, Mogari no mori
2007
Machiko encore affectée par la mort de son fils, commence son nouveau travail d’aide soignante dans un établissement situé en pleine nature et accueillant des personnes âgées. Elle y rencontrera Shigeki qui, depuis la mort de sa femme, assiste à des apparitions lumineuses. C’est ainsi que les deux protagonistes vont se retrouver perdus dans la forêt de Mogari pour se retrouver face à leurs émotions et leur souffrance.
Hanezu, l’esprit des montagnes
朱花の月, Hanezu no tsuki
2011
Dans la région d’Asuka, berceau du Japon, Takumi mène une double vie : tranquille avec Tetsuya son mari, passionnée avec son amant Kayoko, sculpteur qui lui fait découvrir les plaisirs simples de la nature. Takumi apprend qu’elle est enceinte. L’arrivée de cet enfant est l’occasion pour chacun de prolonger son histoire familiale et ses rêves inassouvis. Mais bientôt, Takumi devra choisir avec qui elle veut faire sa vie. Comme au temps des Dieux qui habitaient les trois montagnes environnantes, la confrontation est inévitable
Still the water
2つ目の窓, Futatsume no mado
2014
Sur l’île d’Amami, au Japon, les habitants vivent en harmonie avec la nature. Un drame arrive lorsqu’un cadavre est retrouvé dans la mer. Kaito est profondément marqué, tandis que son amie, Kyoko, fait face aux derniers jours de sa mère, gravement malade.
Ils accepteront l’idée de la vie et de la mort, tout en découvrant ensemble l’amour et leur sexualité naissante.
Les délices de Tōkyō
あん, An
2015
Un homme d’environ quarante ans, Sentaro, tient seul une petite boutique de dorayaki qui attire surtout des collégiennes. Elles l’énervent, sauf une qui reste sur sa réserve, Wakana, qui envisage de quitter l’école pour travailler dans sa boutique. Un jour, une vieille dame nommée Tokue se présente, attirée par les cerisiers, l’odeur sucrée, et l’affichette d’offre d’emploi. Elle veut travailler, même pour un tout petit salaire. Le tenancier l’éconduit et lui offre un dorayaki. Elle revient avec un échantillon de sa propre pâte de haricots rouges et continue à admirer les cerisiers en fleurs. Sentaro, qui n’a jamais pu manger entièrement un dorayaki, parce qu’il n’aime pas le sucré et qu’il travaille avec des produits industriels, apprécie enfin.
Vers la lumière
光, Hikari
2017
Pour le lancement d’un film d’un vieux réalisateur, une version pour malvoyants est en préparation. Une jeune femme teste son commentaire écrit sur un groupe d’une dizaine d’aveugles, dont un photographe réputé, ancien voyant en train de perdre totalement la vue et la possibilité d’exercer son art. Entre la rédactrice et le photographe, une relation s’ébauche…
Voyage à Yoshino
Vision
2018
Jeanne part pour le Japon, à la recherche d’une plante médicinale rare. Lors de ce voyage, elle fait la connaissance de Tomo, un garde forestier, qui l’accompagne dans sa quête et la guide sur les traces de son passé. Il y a 20 ans, dans la forêt de Yoshino, Jeanne a vécu son premier amour.
Hamaguchi Ryūsuke(1978 - )
Ryūsuke Hamaguchi est né le 6 décembre 1978 dans la préfecture de Kanagawa au Japon.
Diplômé d’art à l’université de Tokyo en 2003, Ryusuke Hamaguchi enchaîne avec un Master en cinéma qui l’amène à réaliser Solaris, puis Passion, son film de fin d’études. Le projet est très bien reçu à la fois par ses professeurs, dont Kiyoshi Kurosawa, et par les professionnels qui le découvrent au festival de San Sebastian.
De 2011 à 2013, Hamaguchi Ryusuke et Sakai Ko menent une série de conversations avec des habitants de la région nord de Tōhoku, au Japon, une région gravement touchée par le séisme et le tsunami de mars 2011. Leurs recherches aboutissent à trois films qui sont connus depuis sous le nom de trilogie Tōhoku.
Dans ces films, les habitants de la région font face à la caméra en plan rapproché pour livrer des souvenirs du tremblement de terre et du tsunami, entrecoupés de mukashi banashi (contes folkloriques de la vie rurale présentant souvent des animaux qui parlent) et de réflexions générales sur la vie à Tōhoku.
Hamaguchi revient à la fiction avec Toucher les corps avec l’innocence de l’enfant (2013). Il établit la synthèse de ces différentes experiences avec Senses (2015) puis réalise Asako I&II présenté en compétion officielle à cannes en 2018.
Passion
(film de fin d’études)
2008
Un jeune couple annonce son mariage lors d’une fête entre amis. Les réactions de ces derniers révèlent des failles sentimentales jusque-là inexprimées au sein du groupe. Les jours suivants, la tension remonte à la surface.
Senses
ハッピーアワー, Happī Awā
2015
A Kōbe, quatre femmes sont devenues amies au fil des années et se retrouvent régulièrement. L’une d’entre elles, Jun, est confrontée au divorce et doit composer avec les réactions de son entourage. Mais les autres amies ne sont pas non plus heureuses dans leur vie professionnelle ou privée et la situation de Jun entre alors en résonance avec la leur. Chacune doit alors trouver un chemin plus proche de son ressenti, de ses émotions, de ses sens.
Le film, redécoupé en épisodes, est sorti en France en 2018 : le 2 mai 2018 (parties 1 et 2), le 9 mai 2018 (parties 3 et 4), et le 16 mai 2018 (partie 5).
Au festival international du film de Locarno 2015 le film a obtenu le prix d’interprétation féminine pour les 4 comédiennes et une mention spéciale pour le scénario.
Asako I&II
寝ても覚めても, Netemo sametemo
2018
Le film a été présenté en sélection officielle au festival de Cannes 2018.
Asako, étudiante à Osaka, a une brève aventure avec Baku avant que celui-ci ne disparaisse mystérieusement. Deux ans plus tard à Tōkyō, elle rencontre un autre homme qui lui ressemble beaucoup…
Cinéastes d'animation
Takahata Isao(1935 - 2018)
Né à Ise le 29 octobre 1935, Isao Takahata reste marqué par le bombardement de la région d’Okayama par les Américains pendant la Seconde Guerre mondiale, fuyant pieds nus en pyjama avec l’une de ses sœurs.
Il étudie la littérature française à l’université de Tōkyō. Il découvre ainsi les poèmes de Jacques Prévert, mais aussi son travail avec Paul Grimault, pour La Bergère et le Ramoneur première version du Roi et l’Oiseau, sortie au Japon en 1956. Ce film est l’un des déclencheurs de sa vocation artistique.
Dès 1959, il rejoint le studio d’animation Tōei Animation. En 1968, il réalise son premier long métrage, Horus, prince du soleil, en collaboration avec Hayao Miyazaki.
En 1981, Takahata achève son second long-métrage Kié la petite peste, qui reçoit un bon accueil puis Goshu le Violoncelliste, récompensé par le Prix Ofuji.
C’est en 1985 que Takahata fonde avec Miyazaki le Studio Ghibli. Il réalise pour ce studio, en 1988, Le Tombeau des lucioles puis Souvenirs goutte à goutte (1991), Pompoko (1994) qui reçoit le prix de la critique au festival d’Annecy, Mes voisins les Yamada (1999). Enfin Le Conte de la princesse Kaguya (2013) est présenté au Festival de Cannes (Quinzaine des réalisateurs) et nommé aux Oscars.
Isao Takahata meurt au matin du 5 avril 2018 à l’hôpital annexe de la Teikyo University Medical School, des suites d’un cancer du poumon.
Kié, la petite peste
じゃリン子チエ, Jarinko Chie
1981
Kié est une petite fille dont le père tient un petit restaurant dans l’arrondissement Nishinari-ku d’Osaka. Bagarreur et joueur, ce dernier néglige sa famille et son travail et sa femme le quitte, tout en continuant à rencontrer sa fille en cachette. Cette dernière, à huit ans seulement, s’occupe du restaurant tout en essayant de travailler en classe. L’histoire se déroule aussi en partie dans le quartier Shinsekai d’Osaka.
Le tombeau des lucioles
火垂るの墓, Hotaru no haka
1988
L’histoire se déroule durant l’été 1945, dans le Japon de la Seconde Guerre mondiale.
Seita est un adolescent de quatorze ans. Sa jeune sœur Setsuko en a quatre. Leur père est un officier supérieur de la marine impériale japonaise enrôlé dans les forces navales depuis plusieurs années. Ils vivent avec leur mère dans la ville de Kōbe. Or, les forces armées américaines réalisent à l’époque un lourd bombardement à la bombe incendiaire de cette ville portuaire. La mère n’a pas pu s’enfuir à temps du gigantesque incendie qui va survenir dans la cité. Elle est très gravement brûlée puis meurt de ses blessures. Les deux enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes…
Souvenirs goutte à goutte
おもいでぽろぽろ, Omoide Poroporo
1991
1982. Taeko Okajima, jeune employée de bureau à Tōkyō, s’ennuie dans son travail et décide de passer quelque temps à la campagne, dans la région rurale de Yamagata, pour travailler dans la ferme de son beau-frère à la récolte du carthame. Tokyoïte élevée à la ville, elle rêve depuis l’enfance de la campagne, mais n’y a presque jamais séjourné. Pendant les préparatifs du voyage et le trajet en train, les souvenirs de son enfance, quand elle avait dix ans (en 1966), remontent peu à peu à la surface et confèrent sa structure particulière à l’histoire, alternant entre souvenirs (flashback) et moments de vie réelle.
Pompoko
平成狸合戦ぽんぽこ, Heisei tanuki gassen ponpoko
1994
Dans les années 1960, le Japon connaît une forte croissance et les logements font défaut. De vastes programmes de construction sont lancés, destinés à transformer les campagnes en villes nouvelles, en particulier la haute vallée de la Tama, à l’ouest de Tōkyō.
Dans les bois à la périphérie de Tōkyō vivent les tanuki. Ce sont à la fois des animaux réels et des animaux mythiques assimilés aux kitsune.
La destruction quotidienne de leur espace vital inquiète les tanuki. Ils décident de s’unir et d’enrayer la progression nuisible des travaux en se transformant en divers objets pour garder leur campagne dans laquelle ils vivent…
Mes voisins les Yamada
ホーホケキョとなりの山田くん, Hōhokekyo tonari no Yamada-kun
1999
Nonoko Yamada, une petite fille espiègle au franc parler, nous présente chaque membre de sa famille peu ordinaire :
Son père, Takashi Yamada, homme d’affaires un peu bougon ; sa mère, Matsuko, au naturel spontané, un peu fainéante, vite démoralisée par les tâches ménagères et autres travaux domestiques. Quant à Naboru, son grand frère, il déteste étudier. Et enfin Shige, sa grand-mère, une septuagénaire bien bavarde qui ne rate pas une occasion de donner son avis sur tout et de s’amuser des querelles du couple.
Le conte de la princesse Kaguya
かぐや姫の物語, Kaguya-Hime no Monogatari
2013
Un coupeur de bambou découvre un jour une minuscule princesse à l’intérieur d’une tige de bambou. Il la ramène chez lui en pensant qu’il s’agit d’un don du ciel et la présente à sa femme. Le petit être se transforme alors en bébé que le couple de paysans élève dans la montagne. Les enfants de la région la surnomment « Pousse de bambou » car tout comme les bambous elle grandit à vue d’œil. Mais le paysan trouve une montagne de pièces d’or en coupant un bambou et se persuade qu’il a le devoir de faire de sa fille une princesse. Il arrache donc la jeune enfant à sa montagne et à ses amis pour lui imposer une éducation de noble dans la capitale…
Miyazaki Hayao(1941 - )
Né le 5 janvier 1941 à Tōkyō, deuxième d’une fratrie de quatre garçons, sa petite enfance est marquée par un Japon dévasté par la Seconde Guerre mondiale. L’œuvre de Miyazaki en sera beaucoup inspirée.
Son père, Katsuji Miyazaki, est alors directeur de Miyazaki Airplane, une entreprise en aéronautique appartenant à son frère (l’oncle de Hayao) qui produisait des gouvernes pour des avions de chasse de type zéro. C’est certainement à ce contexte que Miyazaki doit cette passion pour les avions et le vol en général, thèmes omniprésents dans son œuvre.
Fuyant la guerre et les bombardements, la famille Miyazaki déménage souvent entre 1944 et 1945. Pendant sa dernière année de lycée, Hayao découvre le premier film d’animation japonais en couleurs : Le Serpent blanc, de l’animateur Taiji Yabushita du studio Toei, inspiré d’un conte populaire chinois. Pour le jeune Hayao, c’est une révélation.
Miyazaki commence sa carrière en avril 1963 comme intervalliste au studio Toei. L’année 1965 marque le début d’une longue collaboration avec Takahata. En 1971, Miyazaki quitte Toei et rejoint Isao Takahata et Yōichi Kotabe aux studios A-Pro. En juin 1973, le trio quitte A-Pro pour Zuiyo Pictures, une filiale de Nippon Animation, où Miyazaki a l’opportunité de passer à la réalisation.
En 1979, Miyazaki rejoint la Tōkyō Movie Shinsha et réalise son premier film : Le Château de Cagliostro. En novembre 1984, le film Nausicaä, adaptation des premiers volumes de son manga éponyme, sort dans les salles japonaises : c’est un énorme succès. Celui-ci lui permet de fonder en 1985 le Studio Ghibli en compagnie d’Isao Takahata.
Le studio produit des films d’animation en nombre restreint mais de grande qualité. Le premier est Le Château dans le ciel (1986). La consécration doit attendre 1988 avec la sortie de Mon voisin Totoro. En 1989, Kiki la petite sorcière, dont l’héroïne porte toujours une longue robe noire de sorcière, est un véritable succès.
En 1997, Princesse Mononoké est considéré comme un chef-d’œuvre de l’animation et propulse la renommée de Miyazaki du niveau national au niveau mondial.
Suivront encore le voyage de Chihiro, le château ambulant, Ponyo sur la falaise et le vent se lève, son dernier long métrage à ce jour.
Miyazaki est distingué par un Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière cinématographique à la Mostra de Venise de 2005.
Les films de Miyazaki sont destinés à tous : ses personnages permettent à la fois l’identification du jeune public et un développement psychologique important. Les enfants sont caractérisés par leur naïveté liée à la découverte de leur environnement, leur spontanéité, leur enthousiasme et n’ont souvent pas encore acquis la réserve des adultes (en particulier au Japon). Ce type d’animation permet donc une appropriation rapide pour le jeune public. Toutefois, leur rôle les met souvent dans des situations où les événements leur confèrent une forte responsabilité (d’eux-mêmes comme des autres) et les poussent à agir en adulte.
Le château de Cagliostro
ルパン三世カリオストロの城, Rupan sansei: Kariosutoro no shiro
1979
Le Château de Cagliostro nous emmène suivre les péripéties du gentleman-cambrioleur Edgar de la Cambriole dans la petite principauté de Cagliostro sur les traces de faux-monnayeurs. Il s’attache finalement à sauver la princesse Clarisse des griffes de l’infâme comte de Cagliostro, prêt à tout pour retrouver un légendaire trésor perdu.
Nausicaä de la vallée du vent
風の谷のナウシカ, Kaze no tani no Naushika
1984
Sur une Terre ravagée par la folie des hommes durant les sept jours de feu, une poignée d’humains a survécu. Menacée par une forêt toxique qui ne cesse de prendre de l’ampleur, cette poignée de survivants attend le salut de la princesse Nausicaä, capable de communiquer avec tous les êtres vivants.
Le château dans le ciel
天空の城ラピュタ, Tenkū no shiro Rapyuta
1986
Des pirates du ciel, la « bande de Dora » attaquent une forteresse volante ; ils recherchent une « pierre volante » appartenant à une jeune fille, Sheeta, retenue prisonnière. Cette dernière arrive à s’enfuir pour atterrir chez Pazu, un garçon de son âge. Tout deux découvrent qu’ils ont un point commun : Laputa, une île légendaire flottant dans le ciel. Le père de Pazu l’avait vue de ses propres yeux mais personne ne l’avait cru, le laissant mourir de chagrin. Et Sheeta, elle, a cette « pierre volante » qui conduit jusqu’à cette île. Poursuivis par les pirates et le clan de Muska, l’homme voulant se servir de la jeune fille pour parvenir à régner sur ces terres, les deux enfants devront s’entraider pour y arriver avant eux…
Mon voisin Totoro
となりのトトロ, Tonari no Totoro
1988
Deux petites filles viennent s’installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de l’hôpital ou séjourne leur mère. Elles vont découvrir l’existence de créatures merveilleuses, mais très discrètes, les totoros.
Le totoro est une créature rare et fascinante, un esprit de la forêt. Il se nourrit de glands et de noix. Il dort le jour, mais les nuits de pleine lune, il aime jouer avec des ocarinasmagiques. Il peut voler et est invisible aux yeux des humains.
Kiki la petite sorcière
魔女の宅急便, Majo no takkyūbin
1989
A l’âge de treize ans, une future sorcière doit partir faire son apprentissage dans une ville inconnue durant un an. Une expérience que va vivre la jeune et espiègle Kiki aux côtés de Osono, une gentille boulangère qui lui propose un emploi de livreuse.
Porco rosso
紅の豚, Kurenai no buta
1992
Dans l’entre-deux-guerres quelque part en Italie, le pilote Marco, aventurier solitaire, vit dans le repaire qu’il a etabli sur une ile deserte de l’Adriatique. A bord de son splendide hydravion rouge, il vient en aide aux personnes en difficulté.
Princesse Mononoké
もののけ姫, Mononoke hime
1997
Au XVe siècle, durant l’ère Muromachi, la forêt japonaise, jadis protégée par des animaux géants, se dépeuple à cause de l’homme. Un sanglier transformé en démon dévastateur en sort et attaque le village d’Ashitaka, futur chef du clan Emishi. Touché par le sanglier qu’il a tué, celui-ci est forcé de partir à la recherche du dieu Cerf pour lever la malédiction qui lui gangrène le bras.
Le voyage de Chihiro
千と千尋の神隠し, Sen to Chihiro no kamikakushi
2001
Chihiro, dix ans, a tout d’une petite fille capricieuse. Elle s’apprête à emménager avec ses parents dans une nouvelle demeure.
Sur la route, la petite famille se retrouve face à un immense bâtiment rouge au centre duquel s’ouvre un long tunnel. De l’autre côté du passage se dresse une ville fantôme. Les parents découvrent dans un restaurant désert de nombreux mets succulents et ne tardent pas à se jeter dessus. Ils se retrouvent alors transformés en cochons.
Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se dématérialise progressivement. L’énigmatique Haku se charge de lui expliquer le fonctionnement de l’univers dans lequel elle vient de pénétrer. Pour sauver ses parents, la fillette va devoir faire face à la terrible sorcière Yubaba, qui arbore les traits d’une harpie méphistophélique.
Le château ambulant
ハウルの動く城, Hauru no ugoku shiro
2004
La jeune Sophie, âgée de 18 ans, travaille sans relâche dans la boutique de chapelier que tenait son père avant de mourir. Lors de l’une de ses rares sorties en ville, elle fait la connaissance de Hauru le Magicien. Celui-ci est extrêmement séduisant, mais n’a pas beaucoup de caractère… Se méprenant sur leur relation, une sorcière jette un épouvantable sort sur Sophie et la transforme en vieille femme de 90 ans.
Accablée, Sophie s’enfuit et erre dans les terres désolées. Par hasard, elle pénètre dans le Château Ambulant de Hauru et, cachant sa véritable identité, s’y fait engager comme femme de ménage. Cette » vieille dame » aussi mystérieuse que dynamique va bientôt redonner une nouvelle vie à l’ancienne demeure. Plus énergique que jamais, Sophie accomplit des miracles. Quel fabuleux destin l’attend ? Et si son histoire avec Hauru n’en était qu’à son véritable commencement ?
Ponyo sur la falaise
崖の上のポニョ, Gake no ue no Ponyo
2008
Le petit Sosuke, cinq ans, habite un village construit au sommet d’une falaise qui surplombe la Mer Intérieure. Un beau matin, alors qu’il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et décide de la garder avec lui dans un seau.
Ponyo est aussi fascinée par Sosuke que ce dernier l’est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s’occuper d’elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto – un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer – la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s’échappe pour retrouver Sosuke.
Mais avant de prendre la fuite, elle répand l’élixir magique de Fujimoto, l’Eau de la Vie, dans l’océan. Le niveau de la mer s’élève, et les soeurs de Ponyo sont transformées en vagues gigantesques qui montent jusqu’à la maison de Sosuke sur la falaise, et engloutissent le village…
Le vent se lève
風立ちぬ, Kaze Tachinu
2013
Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde.
Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.
Kondō Yoshifumi(1950 - 1998)
Yoshifumi Kondō est né le 31 mars 1950 à Gosen et décédé le 21 janvier 1998 à Tachikawa.
Animateur membre du studio Ghibli, il a exercé durant sa carrière les métiers d’animateur clé, de chef animateur, de character designer, de réalisateur, de designer, etc.
Il était souvent perçu comme le successeur d’Hayao Miyazaki, et on lui confiera notamment pour la première fois la réalisation d’un film (Si tu tends l’oreille, en 1995), tâche habituellement réservée aux deux fondateurs du studio : Isao Takahata et Hayao Miyazaki.
Il est mort le 21 janvier 1998, à la suite d’une dissection aortique (ou d’un anévrisme).
Si tu tends l’oreille
耳をすませば, Mimi o sumaseba
1995
Shizuku Tsukichima, une collégienne de 14 ans, est une jeune fille rêveuse et passionnée par les romans et les contes. Elle emprunte souvent des livres à la bibliothèque. Mais un jour, sur les fiches d’emprunt des romans, elle remarque qu’un mystérieux Amasawa Seiji lit exactement les mêmes ouvrages avant elle. Surprise, Shizuku veut en savoir plus sur cet inconnu.Elle fait alors par hasard la connaissance d’un jeune garçon qu’elle trouve tout d’abord exaspérant… Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle découvre qu’il s’agit de Amasawa Seiji ! Mais ses sentiments envers lui vont vite changer, et il va l’aider à prendre conscience de son talent d’écrivain.
Katabuchi Sunao(1960 - )
Sunao Katabuchi est né en 1960 à Hirakata dans la préfecture d’Ōsaka.
Après des études secondaires effectuées à Funabashi, dans la préfecture de Chiba, Katabuchi intègre l’université Nihon à Tōkyō. Il y étudie le cinéma et en particulier l’animation.
En 1981, encore étudiant, il collabore au scénario de plusieurs épisodes de la série Sherlock Holmes réalisés par Hayao Miyazaki.
Son premier film, Princesse Arete, sort en 2001, après huit ans de conception et trois ans de production, et remporte un prix lors du salon Tōkyō International Anime Fair de 2002.
En 2009, son second film, Mai Mai Miracle, gagne un prix au Festival international du film d’animation d’Ottawa.
Mai Mai miracle
マイマイ新子と千年の魔法, Maimai shinko to sennen no mahō
2009
Dans le Japon de l’après-guerre, à Suo, une ancienne capitale vieille de mille ans, au printemps 1955, une petite fille de neuf ans nommée Shinko s’amuse à imaginer le monde tel qu’il était il y a mille ans, grâce aux histoires de son grand-père qu’elle affectionne. Une nouvelle élève timide et réservée, Kiiko Shimazu, est transférée en cours d’année dans son école. Les deux fillettes vont se lier d’amitié et partager d’inoubliables expériences, grâce à la Magie Millénaire.
Dans un recoin de ce monde
この世界の片隅に, Kono sekai no katasumi ni
2016
La jeune Suzu quitte Hiroshima en 1944, à l’occasion de son mariage, pour vivre dans la famille de son mari à Kure, un port militaire. La guerre rend le quotidien de plus en plus difficile, malgré cela, la jeune femme cultive la joie et l’art de vivre. Mais en 1945, un bombardement va éprouver son courage.
Kōsaka Kitarō(1962 - )
Kitarō Kōsaka est né le 28 février 1962 dans la préfecture de Kanagawa.
Après des études dans un lycée de Fukaya, dans la préfecture de Saitama, il rentre en 1979 au studio Oh! Production. Il travaille alors en tant qu’animateur clé pour de nombreux projets et notamment pour les films du studio Ghibli. En 1986, il devient indépendant et continue sa collaboration avec le Studio Ghibli. Entre-temps, il collabore avec le studio Madhouse, tout d’abord en tant que storyboarder et animateur sur les séries Yawara! (1989-92) et Master Keaton (1998-99). C’est également chez ce studio qu’il fait ses premières réalisation, des courts et moyen métrage principalement.
Depuis 1984, Kitarō Kōsaka marque donc sa carrière par ses nombreuses collaborations avec le Studio Ghibli. Il commence en tant qu’animateur clé pour Nausicaä de la vallée du vent, puis Le Château dans le ciel (1986), Le Tombeau des lucioles (1988) et Pompoko (1994). Ses premières collaborations avec les maîtres de l’animation japonaise Hayao Miyazaki et Isao Takahata lui permettent d’évoluer au sein du studio. Il devient alors coresponsable de l’animation pour Princesse Mononoké (1997), Le Voyage de Chihiro (2001), Le Château ambulant (2004), Ponyo sur la falaise (2008), et La Colline aux coquelicots (2011). Il devient enfin directeur de l’animation pour l’ultime chef-d’œuvre de Miyazaki, Le vent se lève, sorti en 2013. Kitaro Kosaka a déjà été une première fois directeur de l’animation pour Si tu tends l’oreille en 1995.
En 2018, il réalise Okko et les fantômes.
Okko et les fantômes
若おかみは小学生!, Waka okami wa shōgakusei!
2018
Seki Oriko, dite Okko, est une petite fille formidable et pleine de vie. Sa grand-mère qui tient l’auberge familiale la destine à prendre le relai. Entre l’école et son travail à l’auberge aux cotés de sa mamie, la jeune Okko apprend à grandir, aidée par d’étranges rencontres de fantômes et autres créatures mystérieuses !
Morita Hiroyuki(1964 - )
Hiroyuki Morita est né le 26 juin 1964 dans la préfecture de Fukuoka.
Il commence sa carrière au cinéma en tant qu’intervalliste sur le film Akira de Katsuhiro Otomo en 1988. Il rejoint le Studio Ghibli l’année suivante et travaille aux côtés de Hayao Miyazaki sur le film Kiki la petite sorcière. Puis il quitte un moment le studio, et travaille sur d’autres films et séries, notamment sur Perfect Blue de Satoshi Kon (1997).
Revenu au Studio Ghibli, il effectue une prestation remarquée sur le film Mes voisins les Yamada d’Isao Takahata (1999). Il réalise peu de temps après son premier film : Le Royaume des chats (2002).
Le royaume des chats
猫の恩返し, Neko no ongaeshi
2002
Haru est une jeune lycéenne de 17 ans pleine de doutes qui ne trouve pas sa place au milieu des autres. Sa vie bascule le jour où, sur le chemin du retour du lycée avec sa meilleure amie Hiromi, elle sauve la vie d’un chat qui manque d’être écrasé par un camion.
Mais il ne s’agit pas de n’importe quel chat, car celui-ci parle et se présente comme Loon, le prince du royaume des chats. Les chats ont désormais une dette envers Haru. Pendant la nuit, ils la comblent de cadeaux et le roi des chats en personne l’invite dans son royaume où elle devra épouser le prince Loon.
Le film est un conte initiatique sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte.
Miyazaki Gorō(1967 - )
Gorō Miyazaki est né le 21 janvier 1967 à Tōkyō. C’est le fils de Hayao Miyazaki.
Après avoir obtenu son diplôme en agriculture et sciences de la Forêt à l’université Shinshū, Gorō Miyazaki obtient un poste en tant que consultant en aménagement urbain. Il prend part à d’ambitieux projets architecturaux et des parcs boisés urbains. Sa vie prend un tournant lorsqu’en 1998 il reçoit des demandes de la part du producteur Toshio Suzuki, lui offrant la possibilité de diriger le Musée Ghibli de Mitaka. Après de nombreux refus, il finit par accepter le poste en 2001. Ce faisant, il entre directement dans le studio d’enregistrement de son père, Hayao Miyazaki.
En 2006, il réalise Les contes de Terremer et en 2011 La colline aux coquelicots.
Les contes de Terremer
ゲド戦記, Gedo Senki
2006
L’histoire se déroule à Terremer, un monde imaginaire peuplé d’êtres humains et de dragons.
Le prince Arren, un adolescent en quête d’identité, fuit son château et erre dans la campagne après avoir tué son père. Il rencontrera Épervier, Teru, ainsi qu’un terrible sorcier. Arren découvre comment dépasser ses peurs et s’affirmer.
La colline aux coquelicots
コクリコ坂から, Kokuriko-saka Kara
2011
Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer…
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Hosoda Mamoru(1967 - )
Mamoru Hosoda est né le 19 septembre 1967 dans la ville de Kamiichi, dans la préfecture de Toyama.
Après ses études à l’université des Arts de Kanazawa, il tente d’intégrer l’institut de formation du studio Ghibli mais est recalé. Il finit par intégrer le studio Toei Animation en 1991 où il fait ses premiers pas en tant qu’animateur.
Il participe à de nombreuses séries phares du studio comme Dragon Ball Z (1993), Slam Dunk (1994-95) ou Sailor Moon (1996). Dans la deuxième moitié des années 1990, il signe de nombreux storyboards puis passe à la réalisation en 1999 avec le premier film dérivé de la saga Digimon Adventure. Il réalise le deuxième film dérivé en 2000 puis réalise des spots publicitaires en animation pour des grandes marques comme Louis Vuitton.
Il est approché par Ghibli pour réaliser Le Château ambulant mais finalement, après mésentente, le projet n’aboutit pas.
En 2005, il retourne à la réalisation de long métrage avec le sixième film dérivé de la saga One Piece : Le baron Omatsuri et l’île aux secrets.
La même année, il quitte la Toei pour devenir free-lance et se rapproche du studio Madhouse. Il y réalise le film La Traversée du temps, en 2006, qui tranche par sa maturité avec ses réalisations précédentes, destinées à un public d’enfants, et Summer Wars en 2009. Son film, Les Enfants loups, Ame et Yuki, sort en 2012 en France, un mois après sa sortie nippone. Son film suivant, Le Garçon et la Bête, sort en juillet 2015.
Son dernier film, Miraï ma petite sœur, est sorti en 2018.
La traversée du temps
時をかける少女, Toki o Kakeru Shōjo
2006
Makoto est une jeune lycéenne comme les autres, un peu garçon manqué, pas trop intéressée par l’école et absolument pas concernée par le temps qui passe ! Jusqu’au jour où elle reçoit un don particulier : celui de pouvoir traverser le temps. Améliorer ses notes, aider des idylles naissantes, manger à répétition ses plats préférés, tout devient alors possible pour Makoto. Mais influer sur le cours des choses est un don parfois bien dangereux, surtout lorsqu’il faut apprendre à vivre sans
Summer wars
サマーウォーズ, Samā Wōzu
2009
En 2010, Kenji Koiso est un jeune lycéen passionné par les mathématiques. Il travaille l’été au service informatique d’Oz, un réseau social en ligne qui est une gigantesque communauté virtuelle mondiale dans laquelle entreprises et administrations possèdent des façades interactives. C’est alors que Natsuki lui demande de l’accompagner à Nagano pour la dépanner. Il se retrouve alors en pleine préparation de la fête d’anniversaire de la chef du clan Jinnouchi alors que Natsuki lui demande de jouer le rôle de petit ami auprès de sa famille. Pendant ce temps, Love Machine, une intelligence artificielle, pirate le système de sécurité d’Oz et attaque les utilisateurs puis les systèmes administratifs, causant un chaos mondial.
Les enfants loups, Ame et Yuki
おおかみこどもの雨と雪, Ōkami Kodomo no Ame to Yuki
2012
Hana et ses deux enfants, Ame et Yuki, vivent discrètement dans un coin tranquille de la ville. Leur vie est simple et joyeuse, mais ils cachent un secret : leur père est un homme-loup. Quand celui-ci disparaît brutalement, Hana décide de quitter la ville pour élever ses enfants à l’abri des regards. Ils emménagent dans un village proche d’une forêt luxuriante…
Le garçon et la bête
バケモノの子, Bakemono no ko
2015
Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes… C’est l’histoire d’un garçon solitaire et d’une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d’une aventure qui dépasse l’imaginaire…
Miraï, ma petite sœur
未来のミライ, Mirai no Mirai
2018
Kun est un petit garçon à l’enfance heureuse jusqu’à l’arrivée de Miraï, sa petite sœur. Jaloux de ce bébé qui monopolise l’attention de ses parents, il se replie peu à peu sur lui-même. Au fond de son jardin, où il se réfugie souvent, se trouve un arbre généalo-ma-gique. Soudain, Kun est propulsé dans un monde fantastique où vont se mêler passé et futur. Il rencontrera tour à tour ses proches à divers âges de leur vie : sa mère petite fille, son arrière grand-père dans sa trépidante jeunesse et sa petite sœur adolescente ! A travers ces aventures, Kun va découvrir sa propre histoire.
Shinkai Makoto(1973 - )
Makoto Shinkai est né le 9 février 1973 à Nagano. Il a étudié la littérature japonaise à l’Université Chūō. Sa passion pour la création remonte aux mangas, anime et romans qu’il lisait au collège. Son anime préféré est Le Château dans le ciel de Hayao Miyazaki. Shinkai a été appelé le nouveau Miyazaki dans plusieurs revues, bien qu’il soit en désaccord avec cette comparaison, affirmant que cela « le surestime ».
En 1999, Shinkai publie Kanojo to Kanojo no neko, court-métrage de cinq minutes réalisé en noir et blanc, qui est récompensé de plusieurs prix, dont le grand prix du « DoGA CG Animation contest » en 2000.
La Tour au-delà des nuages sort en 2004 sur l’ensemble du territoire nippon, est acclamé par la critique et récompensé par de nombreux prix. Your Name (2016) a également beaucoup de succès.
Il a aussi réalisé plusieurs courts-métrages.
La tour au-delà des nuages
雲のむこう、約束の場所, Kumo no mukō, yakusoku no bashō
2004
Après la Seconde Guerre Mondiale, le Japon se retrouve divisé et occupé par deux forces rivales. Alors que l’Hokkaidō est annexé par l’Union, les autres îles sont gouvernées par des forces américaines. Trois amis de la zone américaine, fascinés par une énigmatique tour érigée par l’Union, se sont fait la promesse de construire un avion et de lever le voile sur le mystère entourant la tour. Ce projet échoue lorsque l’un d’eux disparaît…
The garden of words (court-métrage)
言の葉の庭, Kotonoha no Niwa
2013
Takao est un lycéen qui rêve de devenir cordonnier. Un jour de pluie, alors qu’il sèche les cours pour dessiner des modèles de chaussures dans un jardin japonais, il fait la rencontre d’une femme, Yukino. Une habitude tacite s’établit progressivement entre les deux : chaque jour de pluie ils se retrouvent dans ce jardin et apprennent à mieux se connaître. Bientôt la fin de la saison des pluies approche…
Your Name
君の名は。, Kimi no na wa.
2016
Mitsuha, adolescente coincée dans une famille traditionnelle, rêve de quitter ses montagnes natales pour découvrir la vie trépidante de Tōkyō. Elle est loin d’imaginer pouvoir vivre l’aventure urbaine dans la peau de… Taki, un jeune lycéen vivant à Tōkyō, occupé entre son petit boulot dans un restaurant italien et ses nombreux amis.
À travers ses rêves, Mitsuha se voit littéralement propulsée dans la vie du jeune garçon au point qu’elle croit vivre la réalité… Tout bascule lorsqu’elle réalise que Taki rêve également d’une vie dans les montagnes, entouré d’une famille traditionnelle… dans la peau d’une jeune fille !
Yonebayashi Hiromasa(1973 - )
Hiromasa Yonebayashi est né le 10 juillet 1973 à Nonoichi, dans la préfecture d’Ishikaw. Il effectue des études de design à l’Université d’Art de Kanazawa puis rentre au studio Ghibli en 1996. D’abord intervalliste, il participe à la plupart des films de Hayao Miyazaki et devient animateur sur Le Voyage de Chihiro en 2001. Il prend son premier poste à responsabilité sur Les Contes de Terremer, sorti en 2006, où il est codirecteur d’animation. Il a participé également à certains courts métrages du studio comme Mei to Konekobasu (animateur) et Kūsō no Sora Tobu Kikaitachi (directeur de l’animation).
Il réalise son premier film, Arrietty, le petit monde des chapardeurs, en 2010, puis son deuxième, Souvenirs de Marnie, en 2014.
Fin 2014, il quitte le Studio Ghibli et en 2017, il réalise Mary et la fleur de la sorcière.
Arietty, le petit monde des chapardeurs
借りぐらしのアリエッティ, Karigurashi no Arrietty
2010
Dans la banlieue de Tōkyō, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs.
Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés.
Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…
Souvenirs de Marnie
思い出のマーニー, Omoide no Marnie
2014
Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdō. Dans une vieille demeure inhabitée, au coeur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie…
Mary et la fleur de la sorcière
メアリと魔女の花, Meari to majo no hana
2017
Mary, 11 ans, vient de déménager à Redmanor, chez sa grande tante Charlotte. En se promenant dans la forêt, elle découvre « la fleur de la sorcière » qui ne pousse que tous les 7 ans et qui lui permet, pour une nuit, de posséder des pouvoirs magiques et d’accéder à l’école de magie Endor.
Yamada Naoko(1984 - )
Naoko Yamada est née dans la préfecture de Gunma le 28 novembre 1984. Elle aime dessiner dès l’enfance et copie des images des séries d’animation Patlabor et Dragonball. À l’Université d’art et de design de Kyōto, elle étudie la peinture à l’huile et est membre du club des effets spéciaux.
Elle entre au studio Kyōto Animation pour lequel elle réalise en 2014 Silent Voice, film qui traite de l‘ijime, le harcèlement scolaire au Japon. Pour sa première semaine d’exploitation au cinéma au Japon, le film se classe deuxième au box-office japonais derrière Your Name (le plus gros succès cinéma de l’année au Japon). Le film est nommé pour de nombreuses récompenses comme pour le meilleur film d’animation au Mainichi Film Awards et le film d’animation de l’année au Japan Academy Prize.
En 2018, elle réalise, Liz et l’oiseau bleu et obtient pour ce film le prix Noburō Ōfuji lors des 73th Mainichi Film Awards.
Très prolifique depuis son entrée au studio Kyōto Animation, elle est créditée sur la quasi-totalité des séries et des films produits par le studio dans un ou plusieurs des différents domaines qu’elle maîtrise, que ce soit au storyboard, à l’animation ou à la réalisation d’épisodes ou de films.
Silent Voice
映画聲の形, Eiga Koe no katachi
2014
Nishimiya est une élève douce et attentionnée. Chaque jour, pourtant, elle est harcelée par Ishida, car elle est sourde. Dénoncé pour son comportement, le garçon est à son tour mis à l’écart et renvoyé du lycée. Des années plus tard, il apprend la langue des signes et part à la recherche de la jeune fille.
Liz et l’oiseau bleu
リズと青い鳥, Rizu to aoi tori
2018
Nozomi est une jeune femme extravertie et très populaire auprès de ses camarades de classe, doublée d’une talentueuse flûtiste. Mizore, plus discrète et timide, joue du hautbois. Mizore se sent très proche et dépendante de Nozomi, qu’elle affectionne et admire. Elle craint que la fin de leur dernière année de lycée soit aussi la fin de leur histoire, entre rivalité musicale et admiration. Les 2 amies se préparent à jouer en duo pour la compétition musicale du lycée Kita Uji…